Que savoir sur la facturation infirmière?

L’exercice de la fonction d’infirmier (e) sous un statut libéral est associé à des méthodes précises de facturation des soins. En réalité, il existe un système de nomenclature générale des actes infirmiers auquel s’appliquent ces facturations. Qu’en est-il du processus de facturation infirmière ? Éléments de réponse.

La facturation infirmière : en quoi consiste-t-elle ?

La facturation infirmière est un moyen de facturer les soins administrés à un patient. Il peut s’agir d’une facturation directe ou d’un point qui est envoyé à l’assureur des soins prodigués. Sachez que cela nécessite plus d’informations pour bien le faire. Ainsi, cette méthode tient sa source de la nomenclature générale des actes professionnels (NGAP).

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Ce système régit la cotation des soins infirmiers suivant plusieurs supports clés. En réalité, c’est le texte qui se réfère correctement à la fonction d’infirmière libérale conventionnée.

Cette codification prévoit donc une facturation à 100 % des premiers soins, à 50 % pour le second et gratuite pour le suivant.

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Cela dit, il existe des exceptions de soins qui sont facturés d’une manière bien particulière sur la base de lettres-clés. Mieux encore, la facturation infirmière connaît certaines revalorisations structurelles.

Quelles sont les lettres-clés en facturation infirmière ?

Depuis 2007, la convention nationale des infirmiers et infirmières permet une revalorisation des modalités de codification en facturation infirmière. Ainsi, sur la base de nouvelles dispositions de la NGAP, il existe des lettres-clés qui entrent en ligne de compte pour une facturation infirmière.

Vous avez : AMI, AMX (acte infirmier technique de pratique courante avec ou sans dépendance), BSA, BSB, BSC (forfait dépendance léger, intermédiaire, lourd). De même, certaines majorations sont applicables en fonction de codifications précises. Il s’agit des indemnités forfaitaires de déplacement et kilométriques (IFD, IK). Aussi, vous avez les majorations pour enfants de moins de 7 ans, d’acte unique ou de coordination infirmière (MIE, MAU, MCI).

À cela s’ajoutent les différentes lettres clés de téléconsultations (TLL, TLS, TLD) qui sont prises à charge à 100 %. Par ailleurs, certains actes comme les prises de sang, les pansements, ainsi que les surveillances accompagnements ont aussi connu une revalorisation.

Comment se fait la facturation infirmière ?

La facturation infirmière est simple. Comprenez déjà qu’elle se fait sur une feuille de soins papier ou électronique. Ainsi, il vous suffit d’y transmettre les soins que vous avez effectués au patient. De ce fait, l’assurance ou la personne qui doit payer s’en chargera. Notez que vous devez codifier ces soins transmis sur la feuille de soins en fonction de la NGAP.

Qu’il s’agisse d’un pansement post-chirurgical, d’une surveillance ou d’un soin quelconque, vous devez les inscrire en fonction des lettres-clés. Cela facilitera la facturation ainsi que la transmission.

Toutefois, la facturation est une tâche assez débordante. L’idéal est de trouver une méthode pour mieux gérer cela. Ainsi, vous pouvez disposer d’un logiciel de télétransmission qui simplifiera votre facturation. Par ailleurs, il existe des prestataires de facturation qui peuvent aussi vous y aider.