Automobile : le score carbone devient un critère obligatoire dans les publicités

Le score carbone devra obligatoirement être affiché dans les publicités désormais. Il sera semblable au modèle de l’étiquette énergie des produits d’électroménagers avec une échelle allant de A à G.

Plus de mesures pour réduire la pollution

Depuis le 1er mars, le score carbone est devenu un critère obligatoire dans la publicité pour voiture. Un score, ou même un argument qui n’était pas toujours mis en évidence clairement par les constructeurs. Ce changement intervient à la suite de la loi Climat. On voit de nombreuses normes et mesures se mettre en place autour de l’automobile et de la pollution ces dernières années.

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La métropole de Toulouse a mis en place la première étape de sa Zone à faibles émissions, tout comme la ville de Rennes a adopté le dispositif Crit’Air en 2021 par exemple. Ce sera presque impossible dans quelques années de pouvoir circuler dans une ville sans se munir d’une vignette si l’on possède un véhicule polluant.

Le score carbone

Le score carbone se présentera sous la forme d’une échelle de niveau. En plus de ce score, il devra être accompagné d’un message incitatif pour les mobilités douces. Il sera basé sur le modèle connu des étiquettes énergie des produits électroménagers. Tout comme les échelles de bilan énergétique des logements, ce score attribuera une valeur allant de A à G, A étant la meilleure note en vert et G la pire note, en rouge.

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Le critère carbone ne fait pas vraiment partie des arguments de vente habituellement mentionnés dans les publicités pour les voitures. À part peut-être lorsqu’il s’agit d’une voiture électrique. Ce critère bien qu’il ne plaira probablement pas aux constructeurs à pour but d’apporter plus de transparence pour le consommateur, à une ère, ou le bilan carbone devient un réel argument écologique. L’objectif, affiché par Pierre Galio, chef de service consommation responsable de l’Ademe, (Agence de la transition écologique) est de rendre le score carbone comme un des critères principaux dans l’acte d’achat.

Les voitures électriques pointées du doigt

Si les voitures électriques pouvaient se vanter dans leurs publicités de n’émettre aucune émission de CO2, il sera bien obligatoire d’être plus clair désormais. En effet, le score carbone comprend également l’impact du bilan carbone de la production d’un véhicule et non pas seulement de son utilisation. Un critère de taille, puisque 60 % du bilan carbone d’un véhicule électrique provient de sa phase de fabrication.

Les voitures les plus exemplaires ne rejettent que 100 grammes de CO2 par kilomètre, tandis que les plus polluantes en émettent jusqu’à 2,5 fois plus. Pourtant, cet indicateur n’est pas suffisamment clair parce qu’il ne retient que les émissions de CO2 à l’utilisation du véhicule, et non pas celles produites lors de la phase de production. Cela va permettre de faire évoluer les consciences vis-à-vis notamment de la production des véhicules électriques qui n’est pas exempt d’un bilan carbone élevé. Néanmoins, selon l’Ademe, en 2020, 90% des voitures achetées étaient dans le bas du score carbone. Cela prouve que le changement est déjà en bonne voie en réduisant les émissions de CO2 de nombreux véhicules neufs.

Le rôle des consommateurs dans cette nouvelle exigence

Avec cette nouvelle exigence, les consommateurs vont jouer un rôle crucial. Effectivement, ils vont être en mesure de prendre des décisions plus éclairées quant à l’achat d’une voiture écologique.

Désormais, avec le score carbone obligatoire dans les publicités, il sera plus facile pour les consommateurs de comparer les différents modèles et marques sur la question environnementale. Les voitures électriques seront certainement pointées du doigt.

Effectivement, bien que ces véhicules soient considérés comme une alternative aux voitures thermiques traditionnelles en raison de leur faible impact environnemental direct (pas d’émissions polluantes ni de gaz à effet de serre), leur bilan carbone est souvent jugé moins bon que celui des voitures à essence ou diesel lorsque l’on tient compte du cycle complet de vie.

Cela s’explique notamment par le fait que la production des batteries nécessaires au fonctionnement des véhicules électriques entraîne une forte émission de CO2. De même, la production et le transport d’électricité ont aussi un impact environnemental non négligeable.

Penser à bien écrire contribuerait à sensibiliser davantage le grand public aux questions environnementales liées aux voitures et ainsi encourager une transition vers des modes de transport plus durables.

Les répercussions sur l’industrie automobile et les constructeurs

L’entrée en vigueur de ce nouveau critère risque d’avoir des répercussions importantes sur l’industrie automobile et les constructeurs.

Effectivement, pour être en mesure de communiquer efficacement sur leur produit, les constructeurs devront veiller à proposer des modèles ayant un score carbone acceptable. Cela pourrait entraîner une course aux innovations environnementales, avec notamment le développement de voitures hybrides ou la mise au point de batteries plus respectueuses de l’environnement.

D’autre part, cette nouvelle exigence va aussi pousser les constructeurs à adopter une démarche éco-responsable globale. Ils vont ainsi avoir besoin d’évaluer et d’améliorer leurs différentes pratiques (production, transport, etc.) afin d’être en mesure de garantir un bilan carbone satisfaisant pour leurs véhicules.

Cela pourrait aussi se traduire par une hausse du coût des voitures écologiques. Effectivement, si ces dernières doivent répondre à un niveau d’exigence supérieur en termes environnementaux que les autres types de voitures commercialisées actuellement, alors il est très probable que cela entraîne un certain nombre d’investissements supplémentaires qui se répercutent forcément sur le prix final du produit vendu.

Certains observateurs craignent que cette nouvelle réglementation ne renforce pas suffisamment la transparence autour du score carbone. Il est donc nécessaire qu’une information claire soit délivrée aux consommateurs afin qu’ils puissent réellement comparer les différents modèles et prendre des décisions éclairées quant à l’achat d’un véhicule écologique.

Cette nouvelle réglementation est une bonne nouvelle pour les défenseurs de l’environnement et devrait encourager les constructeurs à s’engager davantage dans une démarche durable. Il reste encore du travail à faire pour garantir la transparence et l’équité entre tous les modèles de voitures commercialisés sur le marché.