The Amazing Spider-Man 3 n’a jamais été tourné, et pourtant le film continue de hanter les discussions entre fans de Marvel. Depuis l’apparition d’Andrew Garfield dans Spider-Man: No Way Home, la question revient sans cesse : Sony pourrait-il relancer cette version de Peter Parker grâce au multivers ? Les déclarations récentes de l’acteur, datées de l’été 2026, apportent un éclairage nouveau sur ce dossier.
Andrew Garfield et Amazing Spider-Man 3 : une condition claire pour revenir
La plupart des articles en ligne se contentent de rappeler pourquoi le troisième volet a été annulé. Le sujet a bougé depuis.
Dans une interview accordée au podcast The Discourse de The Playlist, reprise par IGN et MovieWeb en juillet-août 2026, Andrew Garfield a précisé sa position. Il ne ferme plus la porte à un retour dans le costume. Il pose une exigence : le film devrait être « complètement anticonformiste ».
Ce mot compte. Garfield ne parle pas d’un simple caméo dans un film de Tom Holland. Il évoque un projet autonome, avec une direction créative radicalement différente de ce que Sony avait prévu à l’origine. Pas de Sinister Six en mode blockbuster classique, pas de copier-coller du MCU.
Cette position change la donne pour les fans qui espèrent un Amazing Spider-Man 3. Elle signifie que l’acteur n’accepterait pas n’importe quel scénario, même lucratif. Un film multivers générique ne suffirait pas.

Le multivers Marvel comme porte d’entrée pour un Spider-Man alternatif
Vous avez remarqué que le MCU multiplie les réalités parallèles depuis quelques années ? Doctor Strange in the Multiverse of Madness, Loki, Spider-Man: No Way Home : chaque production élargit le terrain de jeu narratif.
Pour le Spider-Man d’Andrew Garfield, le multivers offre un cadre concret. Il permettrait de reprendre l’histoire là où The Amazing Spider-Man 2 l’a laissée, après la mort de Gwen Stacy, sans devoir s’intégrer à la chronologie de Tom Holland.
Ce que le multivers permet techniquement
- Raconter la suite d’un Peter Parker plus âgé, marqué par le deuil, sans repartir de zéro avec une origin story
- Croiser des personnages d’autres réalités (Miles Morales, Spider-Gwen) sans contradiction avec le MCU principal
- Explorer un ton plus sombre ou indépendant, ce qui correspond à la condition posée par Garfield
Le multivers ne garantit pas un bon film, mais il lève l’obstacle scénaristique principal. Avant No Way Home, ramener un Spider-Man « retiré » posait un problème de cohérence. Ce n’est plus le cas.
Tom Holland, Spider-Man 4 et les limites contractuelles de Sony
Un point que les résultats de recherche abordent rarement : la question des droits et des accords entre Sony et Marvel Studios après No Way Home.
Tom Holland reste le seul Spider-Man autorisé à mener une franchise en live action dans le cadre du partenariat Sony-Marvel. Spider-Man 4 avec Tom Holland est le projet prioritaire pour Sony. Tant que ce film est en développement actif, un Amazing Spider-Man 3 en solo reste secondaire dans le calendrier du studio.
Cela ne rend pas le projet impossible. Cela explique pourquoi aucune annonce officielle n’existe à ce jour. Sony doit d’abord sécuriser la suite de sa franchise principale avant d’envisager un spin-off ou un film parallèle centré sur le Spider-Man de Garfield.
Deux Spider-Man en salles, est-ce viable ?
Spider-Man: Into the Spider-Verse et ses suites animées ont prouvé que le public accepte plusieurs versions du personnage en simultané. Le précédent existe. La différence avec un film live action, c’est le budget de production et le risque de cannibalisation au box-office.
Sony n’a jamais sorti deux films Spider-Man live action la même année. Si Amazing Spider-Man 3 devait exister, il serait probablement espacé d’au moins un an par rapport à Spider-Man 4.

Les plans avortés de Sony : ce que TASM 3 devait être à l’origine
Avant l’annulation, Sony avait prévu un univers étendu autour du Spider-Man de Garfield. Un film Sinister Six était en développement. Des concept arts de ce projet ont refait surface sur Reddit en 2026, montrant des designs aboutis pour plusieurs vilains.
The Amazing Spider-Man 2 souffrait d’un défaut précis : trop de sous-intrigues lancées pour préparer des suites plutôt que pour servir le film lui-même. Electro, le Bouffon Vert, Rhino, les secrets d’Oscorp, la conspiration autour des parents de Peter Parker. Le résultat ressemblait davantage à une bande-annonce géante qu’à un récit autonome.
Le hack de Sony en 2014 a rendu publics des échanges internes révélant des désaccords créatifs profonds. Ces fuites ont accéléré la décision de rebooter la franchise avec Tom Holland et de négocier un partenariat avec Marvel Studios.
Si un Amazing Spider-Man 3 voyait le jour aujourd’hui, il partirait d’une base différente. Plus besoin de lancer un univers étendu : le multivers existe déjà. Le film pourrait se concentrer sur une seule histoire, un seul arc émotionnel.
Faut-il vraiment espérer un Amazing Spider-Man 3 ?
La demande des fans est réelle. Les vidéos de fan-made trailers cumulent des millions de vues. Andrew Garfield a gagné une seconde vie populaire grâce à No Way Home, où son interprétation a été saluée comme la plus touchante des trois Spider-Man réunis.
Le risque, c’est la nostalgie transformée en produit. Un film conçu uniquement pour satisfaire une base de fans risque de manquer d’ambition narrative. Garfield lui-même semble le savoir, d’où sa condition sur le caractère anticonformiste du projet.
- Un Amazing Spider-Man 3 purement nostalgique reproduirait les erreurs du deuxième volet
- Un film indépendant du MCU, avec un ton proche du cinéma d’auteur, correspondrait à ce que Garfield décrit
- Le meilleur scénario serait un film qui utilise le multivers sans en dépendre, où la traversée des réalités sert le personnage plutôt que le spectacle
Aucune date, aucun scénariste, aucun réalisateur n’a été associé publiquement à ce projet. Le film reste pour l’instant une possibilité théorique, portée par la volonté d’un acteur et l’enthousiasme d’un public. Le multivers a ouvert une porte, mais personne n’a encore décidé de la franchir.

