Écrire « j’envoie » sans le moindre doute, voilà l’exigence simple que la langue impose, même si la tentation d’un raccourci graphique rôde. Pourtant, la terminaison du verbe « envoyer » au présent de l’indicatif, première personne du singulier, ne bouge jamais : il faut « j’envoie », jamais « j’envoi ». Cette règle s’applique à tous les verbes du premier groupe qui se terminent en « -yer ».
Pourquoi tant d’hésitations entre « je t’envoie » et « je t’envoi » ?
Dans l’usage courant, la confusion revient sans cesse. Beaucoup adoptent naturellement « envoi », comme s’il s’agissait d’une forme verbale, influencés par la ressemblance avec d’autres mots ou simplement par l’oreille. Et pourtant, « envoie » demeure la seule graphie correcte pour la première personne du singulier au présent de l’indicatif. « Envoi », de son côté, désigne le nom commun qui fait référence à l’action même d’envoyer quelque chose, comme dans « un envoi de colis ».
La langue française ne manque pas de chausse-trappes orthographiques. La proximité sonore entre « envoie » et « envoi » brouille souvent les repères, que l’on rédige un message rapide ou un courrier officiel. L’orthographe du verbe à la première personne est invariable : jamais de « t’envoi », même si la terminaison du nom laisse croire à une exception.
Pour clarifier ces distinctions, voici les deux usages à retenir :
- Envoie : verbe conjugué à la première personne du singulier au présent. Exemple : « je t’envoie les documents ».
- Envoi : nom commun. Exemple : « l’envoi du colis est prévu demain ».
L’hésitation s’accroît avec la présence d’autres formes : « tu envoies », « il envoie », ou encore « des envois » pour le pluriel. Le système de conjugaison en français ne facilite pas la tâche à celles et ceux qui écrivent régulièrement. Dans l’expression « je t’envoie », seule la terminaison « -e » correspond à la première personne du singulier au présent.
Prêter attention à ces nuances reste nécessaire, surtout lorsque l’on doit choisir entre le verbe conjugué et le nom. Dans un mail professionnel, un message personnel ou une lettre formelle, la règle orthographique ne varie pas : c’est toujours « je t’envoie ».
La règle expliquée simplement pour ne plus jamais se tromper
Entre « je t’envoie » et « je t’envoi », le doute subsiste même chez des personnes aguerries. Pourtant, la règle saute aux yeux dès qu’on la confronte à la logique grammaticale. À la première personne du singulier du présent de l’indicatif, « envoie » s’écrit invariablement avec un,e final. C’est la marque du verbe conjugué, un trait distinctif de la langue française.
Pour lever toute ambiguïté, voici la conjugaison complète du verbe « envoyer » au présent :
- J’envoie (première personne du singulier)
- Tu envoies (deuxième personne du singulier)
- Il/elle envoie (troisième personne du singulier)
- Nous envoyons
- Vous envoyez
- Ils/elles envoient
Le nom commun, quant à lui, s’écrit « envoi » sans,e, et ne se conjugue pas. Exemple concret : « l’envoi d’un message ». La confusion vient surtout de la ressemblance à l’oral, mais la terminaison du verbe permet de distinguer l’action d’écrire ou d’envoyer d’un objet ou d’un résultat.
Dans le tourbillon des mails, des SMS ou de toute communication rapide, un seul réflexe compte : « je t’envoie » pour l’action, « un envoi » pour le résultat. La règle grammaticale s’applique aussi à l’impératif présent : « envoie-moi ce document ». La terminaison en,e est constante pour le verbe conjugué à la première personne ou à l’impératif. Les hésitations s’estompent dès lors que la structure de la phrase est comprise.
La rigueur orthographique, loin d’être un détail, garantit la clarté de l’écrit professionnel et renforce la crédibilité de la personne qui s’exprime en français. Un simple,e, et tout s’éclaire : le verbe s’affirme, le message passe.


