Comment les FAC soutiennent réellement les voyages scolaires

Les élèves et les enseignants seront réunis dans les salles de classe pour la nouvelle année scolaire.Les élèves handicapés et/ou ayant des besoins éducatifs spéciaux qui fréquentent des écoles d’enseignement spécial ou général, outre leurs enseignants, rencontreront également le personnel d’assistance spéciale qui les soutiendra au sein de l’école cette année.

par Nektarios Venturis, Père d’un enfant handicapé

Dans chaque école spécialisée, le personnel auxiliaire spécial, ou FAC pour beaucoup, s’occupe de tous les élèves de l’établissement. En revanche, dans une école ordinaire, ce même personnel est affecté à un seul élève précis, dont il accompagne le parcours au quotidien.

Pourtant, un malentendu tenace s’accroche dans les salles des professeurs : beaucoup confondent les missions du personnel d’assistance spéciale avec celles du soutien parallèle. Or, il s’agit de deux métiers bien différents, avec des champs d’action et des responsabilités qui ne se recoupent pas. Posons les choses clairement.

Voici le cœur du sujet : le personnel d’assistance spéciale s’occupe des besoins de mobilité et d’autonomie de l’élève, tandis que le soutien parallèle accompagne sur le plan pédagogique.

Quels rôles pour le personnel d’assistance spéciale ?

Dans les écoles spécialisées, les textes officiels, notamment la décision ministérielle 27922/Γ6/08-03-2007 modifiée par la 66082/Δ3/26-04-2018, détaillent les tâches du personnel auxiliaire spécial. Concrètement, ces professionnels :

Voici, de façon synthétique, les missions qui leur sont confiées :

  • Travaillent en équipe avec les enseignants pour aider les élèves à répondre à leurs besoins de base : aller aux toilettes, hygiène quotidienne, changement de vêtements, alimentation, mais aussi tout ce qui relève de l’autonomie.
  • Dans des situations complexes, ils peuvent faire appel à d’autres membres du personnel, avec l’accord ou l’information du chef d’établissement.
  • Encadrent et motivent les élèves pour participer aux activités, qu’elles aient lieu en classe ou en dehors, en suivant l’organisation de la journée.
  • N’interviennent jamais à la place des enseignants pour la partie éducative : la transmission des savoirs reste la mission des professeurs.
  • Assurent l’embarquement et le débarquement des élèves dans les bus scolaires, sans pour autant effectuer les trajets eux-mêmes. Ils restent disponibles à la demande.
  • Participent activement à la vie de l’établissement, aux réunions du personnel, et font entendre leur voix sur tous les sujets de leur compétence ou d’intérêt général. Ils se voient confier, comme tout membre de l’équipe, des tâches collectives par le chef d’établissement.
  • Communiquent avec les familles, après discussion avec la direction, pour échanger sur la vie à l’école et proposer des conseils pour la maison, dans la continuité de ce qui se fait en classe.
  • Ne sont pas concernés par l’organisation des gardes, en raison des besoins spécifiques de leur mission et de l’imprévisibilité de certaines situations. Leur temps de pause, quinze minutes par jour, est garanti par la direction et l’équipe pédagogique.
  • Arrivent au moins un quart d’heure avant le début des cours pour offrir un accueil adapté.

Dans l’enseignement général, leur présence est encadrée par la loi 3699/2008 (Journal officiel A’ 199/2008), qui précise que les élèves ayant besoin d’aide doivent pouvoir compter sur un accompagnement adapté, en fonction de leur handicap ou de leurs besoins spécifiques.

Les textes officiels (décision ministérielle commune n°88348/Δ3/30-05-2018) précisent les missions du personnel auxiliaire spécial en école ordinaire. Pour être précis, leur quotidien s’organise ainsi :

  • Ils accueillent les élèves à l’heure prévue par le programme et veillent à leur départ en toute sécurité.
  • Ils accompagnent l’élève tout au long de la journée scolaire : en classe, en récréation, lors des sorties, visites ou excursions. Leur présence rassure, leur aide est concrète.
  • Ils soutiennent l’élève dans tous les gestes de la vie quotidienne : toilette, repas, habillement, mobilité, selon les besoins spécifiques de chacun. Jamais ils ne prennent la place de l’enseignant pour l’apprentissage : chacun son rôle, et la mission éducative reste celle des professeurs.
  • Ils collaborent avec les enseignants, participent activement à la dynamique de la classe, et encouragent la participation de l’élève à toutes les activités prévues.
  • Ils prennent part à l’élaboration du projet personnalisé de l’élève, apportant leur expertise sur l’autonomie et la vie quotidienne.
  • Ils peuvent suggérer des aménagements spécifiques, que la direction mettra en œuvre en concertation avec l’équipe pédagogique.
  • Ils échangent avec les familles, partagent leur connaissance des besoins particuliers de l’élève, et restent en lien étroit avec la direction.
  • En cas d’absence brève de l’élève, ils assurent d’autres fonctions confiées par la direction dans le cadre des activités scolaires. Si l’absence se prolonge, ils peuvent être affectés temporairement à une autre école, afin de soutenir d’autres élèves en attente d’accompagnement.
  • Ils sont membres à part entière de l’équipe éducative, participent aux réunions et aux décisions de l’établissement.
  • Ils assument, comme leurs collègues, des tâches collectives décidées par la direction et ne bénéficient d’aucun régime particulier à ce niveau.
  • Durant les pauses, ils veillent sur les élèves et collaborent avec les surveillants.
  • Leur pause quotidienne de quinze minutes est assurée par la direction et l’équipe pédagogique.
  • Leur emploi du temps hebdomadaire respecte les textes : jamais moins que la durée de présence des élèves accompagnés, sans dépasser trente heures par semaine.

Un point de friction persiste : il arrive encore que, dans une école ordinaire, un seul assistant doive s’occuper de deux élèves ayant des besoins spécifiques. Cette pratique, tolérée par les instances et parfois acceptée par les familles, va à l’encontre d’un accompagnement sur mesure.

Pour changer la donne, il faut oser interpeller : direction de l’école, inspection académique, rectorat, conseiller en éducation spéciale… Les familles ont voix au chapitre et peuvent demander un deuxième accompagnant si la situation l’exige. Il ne s’agit pas d’un caprice, mais d’un droit pour chaque élève de bénéficier d’un soutien adapté à son parcours.

Nevronas.gr lance un appel à toutes celles et ceux, parents ou assistants, qui souhaitent raconter leur expérience du soutien aux enfants en milieu scolaire. Partager, c’est aussi faire avancer le débat.

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Article rédigé par :Nektarios Venturis, Père d’un enfant handicapé

Relecture : Popi Malesi, B.A, m.apsychology