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Lundi 8 septembre 2014 à 20h30.

au 48 bd Magenta à Rennes
dans les locaux de la M.C.E.

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Éolienne

Il y a urgence à donner votre avis suite à la décision de l'ASN de prolonger l'exploitation du réacteur N°5 de la centrale nucléaire du BUGEY jusqu'en 2022.

Même si nous ne sommes pas dupes, plus on est à dire NON et plus on a un peu de "chances" pour que l'ASN en tienne compte ...

Il faut donc rajouter un commentaire sur la page avant le 14 juillet 2014

http://www.asn.fr/Reglementer/Consultations-du-public/Consultations-du-public-en-cours/Centrale-nucleaire-du-Bugey-Reacteur-n-5-Saint-Vulbas-Ain#newComment

SDN-Rennes sera présent sur le salon qui aura lieu en Automne 2014

Depuis quelques temps les parents d'élèves du département d'Ille & Vilaine sont invités par les chef(e)s d'établissements scolaires à signer une autorisation de distribution de pastilles d'iode par l'établissement scolaire à leurs enfants (Voir le formulaire fourni pas les établissements scolaires).

Cette initiative vient en fait de la préfecture d'Ille & Vilaine (voir note préfectorale adressée aux établissements scolaires). Et cette note préfectorale fait elle-même suite à une circulaire interministrérielle (voir la circulaire interrministrérielle) concernant le "Plan Orsec Iode".

L'étude (édition du tableau comparatif) de cette circulaire interministérielle montre que :

* Les îles de Saint Barthélémy et Saint Martin n'ont aucune dotation.
* La Polynésie Française a un quota quasi double de sa population, alors qu'il n'y a plus de site nucléaire en activité. Mais est-ce que des pastilles d'iode avaient été distribuées lors des tirs nucléaires militaires ?
* 58 départements ont une dotation de comprimés inférieure à leur population  !!!
Et si on tient compte des dosages ce nombre augmente encore.
* Cumulées, ses sous-dotations représentent plus de 2 millions de comprimés.

Ainsi par le biais des préfectures puis des établissements scolaires, le gouvernement met en place un système de distribution de pastilles d'iode. La note préfectorale précise aussi que les maires doivent mettre en place un/des centre(s) de distribution de pastilles d'iode pour le reste de la population.

Mais à quoi servent les pastilles d'iodes ?
La thyroïde est une glande qui secrète nombre d'hormones agissant sur la régulation des fonctions du corps humain. Or cette glande est une véritable "éponge à iode", la stockant peu et l'utilisant beaucoup. En cas d'accident nucléaire, différentes iodes radioactifs sont émis dans les airs et la thyroïde peut alors en stocker. Or l'iode radioactif peut déclencher un cancer de la thyroïde.

L'ingestion de pastilles d'iode permettrait,d'après les textes officiels, de saturer la thyroïde en iode, évitant ainsi que cette dernière absorbe l'iode radioactif issu d'un accident nucléaire. Cette absorption se fait à des doses différentes en fonction des individus et à un moment précis, la thyroïde ne stockant que peu d'iode : Une absorption trop précoce et la thyroïde a "consommé" l'iode absorbée et captera l'iode radioactif. Une absorption trop tardive ne sert à rien.

Le CEA (Commissariat à l'Énergie Atomique) précise sur son site internet que les pastilles d'iode ont une éfficacité de 95% si elles sont prises AVANT l'accident nucléaire !!!! (Y lire le paragraphe"Pourquoi distribue-t-on des comprimés d'iode aux personnes vivant près d'installations nucléaires ?")

Téléchargez la posologie indiquée dans les boites de pastilles d'iode
Pour d'autres données, voir plus bas le paragraphe "Regards sur les pastilles d'iode"

Les pastilles d'iode : un écran de fumée ou pansement sur une jambe de bois

PLUSIEURS IODES RADIOACTIFS : Il existe plusieurs iodes radioactifs dont les demi-vie sont très différentes (la "demi-vie"est une unité de mesure donnant la durée de toxicité d'un élément radioactif (*) ). En voici quelques exemples
* Iode132 : 2,3 heures
* Iode131 : 8 jours
* Iode129 :16 millions d'années
et pour avoir une estimation de la durée totale de toxicité d'un élément radioactif, on multiplie par 10 la demi-vie de cet élément radioactif.
Pour ce prémunir contre l'iode radioactif, faudrait-il être sous traitement toute sa vie?

DES MESURES CONCRADICTOIRES : Lorsqu'on lit les documents émis par l'administration donnant les consignes à respecter en cas d'accident nucléaire, la première d'entre elles est LE CONFINEMENT dans sa maison, son bureau, son usine. Doit-on donc rester confiner ou aller dans les centres de distribution ? Et qu'en sera-t-il des populations ne pouvant se déplacer comme les personnes alitées ou handicapées ou des personnes astreintes à rester au travail pour des raisons de sécurité civile ?

SEULE LA THYROÏDE serait protégée ! Même en ne considérant qu'un accident nucléaire n'émet que des iodes radioactifs (ce qui n'est pas vrai), l'absorption de pastilles d'iodes ne protégera pas les autres organes du corps des dangers des iodes radioactifs.

LES AUTRES ÉLÉMENTS RADIOACTIFS : Lors d'un accident nucléaire comme Tchernobyl ou Fukushima c'est une kyrielle d'éléments radioactifs qui est émise dans les airs. Les plus connus sont le Césium, le Strontium, le Plutonium. (Liste des éléments radioactifs). Les pastilles  d'iode n'ont aucun effet protecteur contre ces éléments radioactifs qui viendront contaminer le corps humain et entraineront différentes pathologies en fonction de l'age des personnes, de leur sensibilité et de leur état (femmes enceinte). Ces pathologies sont très diverses allant des allergies aux cancers en passant par les problèmes cardiovasculaires et pouvant atteindre le génome et donc les générations à venir.

 

QUELS SONT LES OBJECTIFS DES POUVOIRS PUBLICS ?
Il est difficile de connaître les objectifs réels. Toutefois on peut en énumérer certains
* Faire croire au public que des mesures sanitaires sont prises pour la conservation de sa santé
* Banaliser le risque nucléaire en faisant croire qu'une absorption de pastilles d'iode résout tous les problèmes
* Faire accepter ainsi le nucléaire et ses risques à la population.

 

Homme contaminéLA RÉALITÉ est en fait tout autre. Et c'est l'histoire des zones déjà contaminées (Tchernobyl, Fukushima mais aussi Sémipalatinsk, Moruroa, les Îles Marshall) qui nous l'enseigne.
* Lors d'une explosion nucléaire, il y a une contamination immédiate et forte. Les éléments radioactifs émis dans les airs lors de la catastrophe nucléaire sont inhalés et pénétrent dans le corps par les voies respiratoires.
* Avec le temps et les pluies, les éléments radioactifs se déposent sur les sols. Des sols, ils migrent dans les plantes dont les légumes consommés directement par l'Homme, mais aussi dans les fourrages consommés par les animaux. Les éléments radioactifs se retrouvent alors dans le lait -donc le fromage- mais aussi la viande. Ainsi l'homme par ingestion d'aliments radioactifs se contamine. Cette contamination par ingestion se constate sur les enfants vivant proche de la centrale de Tchernobyl et NÉS APRÈS LA CATASTROPHE DE 1986. (Télécharger l'affiche "L'Homme contaminé")


LES ACTIONS DE SDN-RENNES
SDN-Pays de Rennes a écrit au Préfet d'Ille & Vilaine pour dénoncer l'absurdité d'une telle mesure (voir courrier au Préfet) mais aussi aux 3 Sous-Préfets du département. Les 354 Maires des communes du département étant impliqués dans ce processus, SDN-Rennes tout en leur démontrant l'inutilité des mesures, leur demande les moyens concrets qu'ils ont mis en place pour assurer cette distribution (voir lettre aux maires).
SDN-Rennes a aussi interpelé les associations de parents d'élèves (159) sur le département pour leur montrer que le risque nucléaire est totalement ingérable, que les conséquences sont colossales et non maîtrisables (le Japon annonce qu'il faudra 40 ans pour reprendre la main sur le site de Fukushima) et que les désastres sur la santé des populations dépassent l'entendement mais aussi pour les territoires -qui peuvent être déclarés "zone interdite"- (voir lettre aux associations)

Le 17 octobre, SDN-Rennes envoyait un courrier à l'ensemble des Conseillers/ères Généraux afin de les informer sur la piètre protection des pastilles d'iodes, mais aussi pour leur proposer de les rencontrer afin de leur apporter toutes les informations nécéssaires et indispensables à l'éxécution de leur mandat (lire ce courrier).
Ce même jour, un courrier a été adressé aux Député(e)s Nationaux élus dans le département toujours dans le but de les alerter et les rencontrer mais aussi pour leur demander de poser 2 questions à Madame la Ministre de la Santé lors des questions au gouvernement à l'Assemblée Nationale (lire ce courrier) à savoir

* Vu que les pastilles d'iode absorbées en cas d'émissions de radionucléides suite à un accident ou catastrophe nucléaire ne peuvent protéger que la thyroïde et uniquement de l'Iode131, quelles sont les autres dispositions sanitaires mises en place pour la préservation des organes du corps humain contre les effets, tant à court, que moyen et long terme, de l'ensemble des radionucléides émis?

* Estimez-vous, Madame la Ministre, qu'il est légitime de mettre en péril la santé de nos concitoyens - et très sûrement celle de nos voisins et des générations à venir - et de les exposer à des pathologies pouvant aller jusqu'à des cancers et des mutations du génome? Estimez-vous, Madame la Ministre, qu’il est légitime de sacrifier des territoires immenses - et donc leur agriculture, base de la santé des populations - pour maintenir une politique énergétique électronucléaire?

D
ans la réponse qu'il nous envoie, Monsieur le député ANDRÉ annonce qu'il adresse une question écrite à Madame la Ministre de la Santé s'appuyant sur la première de ces deux questions que nous proposions (voir la réponse de Monsieur François ANDRÉ)

Nous avons aussi écrit à quelques Député(e)s Européen(ne)s à savoir Mesdames BELLIER et RIVASI, Messieurs BOVÉ, COCHET et JADOT au titre qu'elles/ils travaillent au sein des commissions soit "santé", soit "environnement" ou "énergie". Ce même courrier est parti en direction de Madame KIL-NIILSEN qui est la Députée Européenne de notre région (lire ce courrier).

 

Le nucléaire nous impose déjà de vivre avec des contaminations de notre environnement et donc une dégradation de notre santé, même en cas de fonctionnement normal. Mais là, il est fait mention d'accident nucléaire. Pour nous-mêmes, nos enfants et les générations à venir avons-nous droit de sacrifier notre environnement et notre santé ?


Nous avons des obligations envers nous-mêmes et les générations à venir
pour les protéger, ce qui est incompatible avec le nucléaire.

 

Les réponses à nos courriers

* La Préfecture d'Ille & Vilaine (Lire ce courrier)
* Les Villes (cliquez sur le nom de la ville pour lire sa réponse) de

BRUZ,      RENNES,       SAINT JACQUES DE LA LANDE ,       SAINT MALO

* Les députés : Madame Nicole KIIL NIELSEN,      Monsieur François ANDRÉ

 

Les annonces communales

* Ville de FEINS Plan Orsec Iode de Feins (35)

es annonces communales

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REGARDS SUR LES PASTILLES D'IODES
* Par le site internet de Sud-Ouest, on apprend que l'achat des comprimés coûtera 5 millions d'euros. Et que "par souci d'économie, il n'est pas exclu que la durée de vie des nouvelles pastilles, initialement fixée à quatre ans, soit revue à la hausse. Tout dépend, indique le directeur de l'Établissement de préparation et de réponse aux urgences sanitaires, « des tests de stabilité en temps réel effectués par le fabricant et dont les résultats sont validés par l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé »"
Sachant que le Plan Orsec Iode existe depuis 2001, personne n'a testé la stabilité de ces comprimés !!!!
Lire l'article de Sud-Ouest


* Sur les lieux où les Pastilles d'iode étaient déjà présentes, les dates de péremption sont dépassées Lire l'article de la Dépèche

* Le Sénateur du Calvados demande au Ministre de l'intérieur de préciser le rôle des Maires dans la distribution des comprimés d'iode afin que celle-ci se fasse le plus rapidement possible. Le Ministre précise que "le rôle du maire peut varier suivant les dispositions retenues par le préfet mais, de manière générale, il contribue au dispositif en identifiant les points de livraison des comprimés, les points de distribution sur sa commune et les personnes qui procèderont à la distribution dans le cadre normal de la préparation à la crise". On est bien avancé !!! Lire l'intégralité de la question écrite du Sénateur et la réponse du Ministre

* Vous voulez connaitre le détail de la logistique de distribution des pastilles d'iode, lisez la Note Technique de l'EPRUS(1) .
On y  apprend que "sur demande formalisée du Préfet territorialement compétent et sous réserve de possibilité humaine et matérielle, les établissements de répartition pharmaceutiques s'engagent à faire leurs meilleurs efforts pour assurer la livraison des comprimes d'iodure de potassium dans les sites de distribution identifiés dans les Plans Iode départementaux dans les délais maximum fixés par les dits plans à compter de la réception de la commande"

Et sachez que "les établissements de répartition pharmaceutiques disposent d'une procédure de fonctionnement en mode dégradé" !!!!! mais qu'heureusement ils disposent aussi "d'un plan de continuité des activités qui visent à garantir le maintien d'une activité pendant le période de crise" .... Ouf !

(1) EPRUS : Établissement de Préparation et de Réponse aux Urgences Sanitaires : http://www.eprus.fr/

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LE PLAN ORSEC IODE DANS D'AUTRES DÉPARTEMENTS

Les Préfets ayant la liberté d'organiser le Plan Orsec Iode sur leur département, la situation n'est pas tout à fait identique dans tous les départements

Les BOUCHES du RHÔNE : Lire l'intégralité du Plan Orsec Iode des Bouches du Rhône

Le CALVADOS : La note reçue par les chefs d'établissements scolaires mentionne ''Les chefs d’établissement et directeurs d’école mettent à jours les listes d’élèves, personnels de moins de 40 ans et des femmes enceintes afin de pouvoir retirer les stocks de comprimés nécessaires'' ... Les personnes de plus de 40 ans ne recevraient pas de pastilles d'iode ???? Pour en savoir plus http://www.s323409623.onlinehome.fr/crilan/.

La CHARENTE : La distribution de pastilles d'iode aux élèves se fera sans l'autorisation de leurs parents au titre de l'avis du 7 octobre du conseil supérieur d'hygiène publique de France, section de la radioprotection, sur la prévention des conséquences d'une contamination du public par les isotopes radioactifs de l'iode au moyen d'iode stable, qui considère ''comme non réaliste de faire dépendre la prise d'un comprimé (d'iode) d'une consultation médicale en temps réel"
Lire l'intégralité du Plan Orsec Iode de la Charente

La HAUTE CORSE: Lire l'arrêté préfectoral du 16 avril 2013.

L'EURE
met en place son Plan Orsec Iode. En savoir plus

Le GARD : Le Plan Orsec Iode nouvelle formule date de janvier 2007. Le Préfet du Gard nous apprend que "l'idéal est que la prise d'iode intervienne avant l’exposition au «nuage», de préférence 6heures avant ou, au plus tard, 3heures après''
6heures avant l'accident nucléaire .... On compte sur EDF pour nous prévenir !!!!
Lire l'intégralité du Plan Orsec Iode du Gard

La HAUTE GARONNE : Les dispositions du Plan Orsec Iode départemental a été approuvé en août 2013. Le site de la préfécture en donne le contexte général. En savoir plus

Le LOIRET : Lire l'article de la République du Centre

Le NORD : La préfecture propose un document plus plaquète commerciale que document administratif Lire le document de la Préfecture du Nord

La SOMME : Lire l'article publié par la Préfecture de la Somme
L'article ne donne aucune précision sur la bonne réalisation de cette simulation, simulation qui n'a pas pu tenir compte de la panique de la population lors du VRAI accident. On y lit aussi que les pastilles d'iode sont éfficaces lorsqu'elles sont "prises AVANT le rejet d'iode radioactif et au plus tard 24h après exposition". Pour pouvoir prendre les pastilles avant l'accident nucléaire, il faudrait qu'EDF programme un accident nucléaire !!!! Nous rapellons que 6h après exposition, l'efficacité des pastilles d'iode n'est plus que de 50% et décroit d'heure en heure!!!!

Le TARN et GARONNE : Lire l'intégralité du Plan Orsec Iode du Tarn et Garonne
Les comprimés d'iode stockés en un seul lieu sur le département seront distribués aux chefs lieux de Canton. Delà, ce seront les mairies qui devront les rapatrier sur leur commune. On connait même le type de message qui sera délivré si
l’alerte s’effectue par téléphone  : « Un incident de nature radiologique est survenu. Pour votre protection, le préfet vous demande de percevoir de l’iode stable. Une distribution de comprimés est organisée à ....(précisez l’endroit)''. Pour les communes recourant à une alerte par sirène, elles doivent préalablement expliquer aux populations la signification du signal. En espérant que l'alerte ne survienne pas un mercredi à 12h !!!!

Le VAR : Lire l'intégralité du Plan Orsec Iode du Var

La VIENNE : Lire l'article de la Nouvelle République
Lire l'intégralité du Plan Orsec Iode de la Vienne

D'après certaines sources ou recoupements d'information, le Plan Orsec Iode serait en place dans les département suivants : ALLIER (voir le Plan Communal de Sauvegarde de Creuzier le Neuf mentionne le Plan Orsec Iode) DOUBS, MEURTHE et MOSELLE, ALPES de HAUTE PROVENCE, et SAVOIE. Pour ce dernier département, nous avons trouvé le Plan Communal de Sauvegarde de Pringy (lire le Plan Communal) ============================================

(*) LA DEMI-VIE d'un élément radioactif est le temps qui lui est nécessaire pour  perdre la moitié de la radioactivité qu'il avait en début de période(Cas de l'Iode131 : 8jours).
* Si au jour "J", l'Iode131 a une radioactivité de "100", au jour "J+8" il lui ne reste que la moitié de sa radioctivité soit "50"
* Mais au jour "Jour+16", il ne lui restera que 50% de la radioactivité qu'il avait au jour "J+8", soit 50% de 50% soit donc 25% et dans notre exemple "25".
* Au jour "Jour+24", il ne lui restera que 50% de la radioactivité qu'il avait au jour "J+16", soit 50% de 25% soit donc 12,5% et dans notre exemple "12,5".
* Au jour "Jour+32", il ne lui restera que 50% de la radioactivité qu'il avait au jour "J+24", soit 50% de 12,5% soit donc 6,25% et dans notre exemple "6,25".
Et ensuite de suite

Exercice pratique avec le cas de l'Iode131 dont la demi-vie est de 8 jours. Un lundi ouvrez un paquet de 1kg de farine et jettez la moitié du paquet. Chaque lundi suivant vous jettez la moitié de la farine restante dans le paquet. Au bout de combien de semaines votre paquet sera vide ?
Vous pouvez recommencer l'expérience en pensant au Potassium40 dont la demi-vie est de 1,265 milliard d'années

images/stories/actions2013/orsec_iode_lettre_prefecture35.jpg

Bastamag

PAR AGNÈS ROUSSEAUX (7 DÉCEMBRE 2011)

Les conséquences de l’accident nucléaire de Fukushima sur la population commencent à montrer leur étendue. Pneumonies, leucémies ou problèmes hormonaux semblent se multiplier chez les deux millions d’habitants de la région. Les enfants sont en première ligne, alors que les terres, les eaux et certains aliments sont fortement contaminés. De son côté, Tepco, l’exploitant de la centrale, sombre dans le cynisme : les éléments radioactifs qui se sont échappés des réacteurs ne lui appartiennent plus…

alt« La santé de nos enfants est maintenant en danger. Nous constatons des symptômes tels que thyroïdes enflées, saignements de nez, diarrhées, toux, asthme… » C’est l’appellancé par un groupe de femmes de la région de Fukushima. Depuis mars, ils sont de plus en plus nombreux à se mobiliser pour alerter sur les dangers sanitaires de la radioactivité, dans la zone concernée par la catastrophe nucléaire, comme ailleurs dans le pays.

Des graphiques mis en ligne par Centre de surveillance des maladies infectieuses font apparaître d’inquiétants pics pour certaines maladies au Japon, comme les pneumonies, ou les conjonctivites aiguës hémorragiques.

Des écoliers plus irradiés que les travailleurs du nucléaire

Des prélèvements d’urine effectués par un laboratoire indépendant français (l’Acro, agréé par l’Autorité de sûreté du nucléaire), auprès d’une vingtaine d’enfants de la région de Fukushima ont montré que 100 % d’entre eux sont contaminés par du césium radioactif.

Dans cette région, un enfant examiné sur 13 aurait des problèmes hormonaux et un dysfonctionnement de la thyroïde, selon une étude japonaise. Face à l’angoisse des parents, la préfecture de Fukushima a lancé en octobre une grande étudemédicale auprès de 360 000 enfants.Les habitants de la région de Fukushima restent soumis à un important taux de radiation. En avril, le gouvernement japonais a relevé la norme de radioprotection de la préfecture de Fukushima de 1 millisievert/an à 20 millisieverts/an. Ce taux est le seuil maximal d’irradiation en France pour les travailleurs du nucléaire.

Alors que la sensibilité des enfants aux radiations est plus importante que celle des adultes, le ministère de l’Éducation considère pourtant comme « sans danger » les écoles où le taux de radiation approche les 20 millisieverts/an. 20 %des écoles de la préfecture de Fukushima dépasseraient ce taux. Dans ces établissements, les activités de plein air sont limitées : les enfants ne sont pas autorisés à rester plus d’une heure dans les cours de récréation et les parcs, ni à jouer dans les bacs à sable. Parallèlement, du césium a même été détecté dans du lait en poudre destiné aux enfants.

Les autorités confirment la vente de riz contaminé

Cette situation est« extrêmement dangereuse », s’indigne le réseau Sortir du nucléaire, qui rappelle qu’« aucune dose de radioactivité n’est inoffensive » :« Les normes d’exposition ne correspondent en aucun cas à des seuils d’innocuité scientifiquement fondés ; elles définissent seulement des niveaux de “risque admissible”. »
Dans la ville de Fukushima, située à 60 km de la centrale, la Criirad (Commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité) a mesuré une contamination de 370 000 Bq/kg de la terre prélevée sous les balançoires d’une école primaire. Une radioactivité énorme.« Ce sol est devenu un déchet radioactif qui devrait être stocké dans les meilleurs délais sur un site approprié », déclarait alors l’organisation.La nourriture est aussi un vecteur de contamination radioactive. Les autorités japonaises ont étendu le 29 novembre l’interdiction de vente de riz, notamment dans la région de Date, où des milliers d’agriculteurs ont dû suspendre leurs livraisons.

Les dernières mesures effectuées montraient une teneur supérieure à la limite légale provisoire, fixée par le gouvernement à 500 becquerels/kg. Neuf kg de riz« excédant les standards de sécurité internationaux »ont par ailleurs été vendus à des consommateurs, ont déclaré les autorités de la préfecture de Fukushima, qui se sont excusées pour« les désagréments causés aux personnes qui ont acheté ce riz »(sic). C’est la première fois depuis la catastrophe que les autorités confirment la vente de riz contaminé. Le présentateur de télévision Norikazu Otsuka, qui consommait en direct des produits de la région de Fukushima pour en montrer l’innocuité, a récemment été hospitalisé pour une leucémie aigüe. Ce qui n’a pas rassuré les deux millions d’habitants de la zone.

L’équivalent de la Bretagne contaminé au Césium

Autre sujet d’inquiétude : le taux de contamination en césium des rivières de la région de Fukushima. Une étude universitaire évalue le niveau de contamination à l’embouchure de l’Abukumagawa à environ 50 milliards de becquerels répandus dans la mer chaque jour. L’équivalent, au quotidien, du césium déversé dans la mer pour tout le mois d’avril, par les eaux « faiblement contaminées » relâchées par Tepco depuis les réacteurs.Un rapport publié fin novembre par les autorités japonaises souligne que 8 % du territoire du Japon est fortement contaminé par du césium radioactif. Soit 30 000 km². L’équivalent de la superficie de la Bretagne ou de la région Paca. Le césium s’est diffusé à plus de 250 km vers l’ouest, et jusqu’à la préfecture d’Okinawa, à 1 700 km de la centrale, selon le ministère des Sciences [1]. Une zone de 20 km autour de la centrale a été évacuée en mars, et à 30 km les habitants avaient pour consigne de se calfeutrer chez eux, prêts pour une évacuation. Les dernières cartes publiées par le ministère montrent que la zone à risque est beaucoup plus étendue. 300 000 personnes vivent dans la ville de Fukushima, où la radioactivité cumulée atteignait en mai plus de20 foisla limite légale.

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Source :The Asahi Shimbun

À qui appartient la radioactivité ?

À Hitachinaka, à une centaine de km de la centrale, le taux de radiation est de 40 000 becquerels/m², près d’un million de fois supérieur à la radioactivité naturelle locale, avant la catastrophe [2]. Après l’accident de Tchernobyl, les zones où les niveaux de radioactivité dépassaient 37 000 becquerels/m² étaient considérées comme « contaminées », rappelle le journalAsahi, principal quotidien du Japon. Dans le quartier Shinjuku de Tokyo, le taux est toujours de 17 000 becquerels/m² [3]. Dans certaines régions montagneuses, à 180 km de Fukushima, laradioactivitése situe entre 100 000 et 300 000 becquerels/m². Une contamination qui aura des conséquences durables, car la demie-vie du césium 137 est de 30 ans.Le gouvernement se veut pourtant rassurant. Beaucoup d’habitants n’ont de toute façon pas les moyens de quitter les zones contaminées. La plupart des 160 000 Japonais évacués après la catastrophe attendent toujours des indemnités de la part de Tepco.

Lepropriétaire de la centraleest de plus en plus critiqué pour sa gestion de l’après-catastrophe. Lors d’un procès concernant la décontamination d’un terrain de golf au Japon, Tepco a sidéré les avocats en se dédouanant de sesresponsabilités, affirmant que« les matériaux radioactifs (comme le césium) qui ont été disséminés par le réacteur n° 1 de la centrale de Fukushima et sont retombés appartiennent aux propriétaires des terres et non plus à Tepco » !

Cynisme et manque de transparence

Un argument rejeté par le tribunal, qui a cependant décidé de confier les opérations de décontamination aux autorités locales et nationales. Tepco va jusqu’à contester la fiabilité des mesures effectuées et affirme qu’un taux de 10 millisieverts/heure n’était après tout pas un problème et ne justifiait pas de maintenir des terrains de golf fermés. Les mesures effectuées sur ces terrains mi-novembre ont pourtant détecté un taux de césium de 235 000 becquerels par kg d’herbe : à ce niveau, la zone devrait être classée comme interdite selon les standards mis en place après l’accident de Tchernobyl, souligne Tomohiro Iwata, journaliste duAsahi Shimbun.Au cynisme de Tepco s’ajoute le manque de transparence.

Le 28 novembre, l’entreprise a annoncé que Masao Yoshida, 56 ans, directeur de la centrale de Fukushima au moment de la catastrophe, a dû quitter son poste pour des raisons de santé. Il a été hospitalisé en urgence. Tepco refuse de donner davantage de précisions. Par ailleurs, un projet du gouvernement d’organiser un monitoring en temps réel des radiations dans 600 lieux publics de la préfecture de Fukushima, notamment les écoles, devait démarrer en octobre. Il a étéreportéà février 2012. Argument évoqué : l’entreprise qui devait fournir les équipements n’a pas pu tenir les délais.

Le béton des réacteurs rongé par le combustible

Les experts estiment que les efforts de décontamination devraient coûter au Japon 130 milliards de dollars. À cela risquent de s’ajouter des coûts sanitaires et environnementaux encore difficiles à comptabiliser, tant le risque sanitaire semble être aujourd’hui minimisé. D’après Tepco, la situation de la centrale est aujourd’hui stabilisée [4]. La température des réacteurs 1, 2 et 3 – qui ont subi une perte totale du système de refroidissement en mars – serait maintenue en dessous de 100 degrés. Le risque sismique n’est pourtant pas écarté, qui pourrait de nouveau aggraver la situation. Dans un rapport rendu public le 30 novembre, Tepco explique que le combustible du réacteur 1 aurait entièrement fondu, percé la cuve et rongé une partie du béton de l’enceinte de confinement, sur 65 cm de profondeur. Le combustible fondu serait à 37 cm de la coque en acier.

Mais ces analyses reposent sur des estimations et simulations informatiques. Impossible d’avoir des informations plus précises.Pendant ce temps, la vie continue dans les régions contaminées. Le 13 novembre, dans la ville de Fukushima, était organisé le marathon annuel,Ekiden. Des jeunes femmes ont couru 40 km, sans aucune protection, dans une des zones les plus contaminées du Japon. Un journaliste japonais y a relevé des taux de 1,4 microsieverts/h (soit plus de 12 fois la limite d’exposition aux rayonnements autorisée pour la population civile en temps normal). L’organisateur de la course a fait signer aux participants un formulaire stipulant qu’ils ne pourraient le poursuivre en justice s’ils avaient des problèmes de santé. À Fukushima, la vie ressemble à un jeu de roulette russe où les victimes ne sont pas ceux qui appuient sur la gâchette. Eux jouissent, pour le moment, d’une impunité totale.Agnès RousseauxPhoto :Home of chaos
A lire surBasta ! :
Catastrophe nucléaire : et si elle se produisait près de chez vous ?
Japon : 85% des réacteurs ont été stoppés

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Source :The Asahi Shimbun
Notes

[1] La présence de césium 134, à la durée de mi-vie de 2 ans, est la preuve que la source de cette radioactivité est bien l’explosion de la centrale de Fukushima.[2] 970 000 fois le niveau de 2009, qui était de 0,042 becquerels/m² de « densité cumulée de césium 134 et 137 », d’aprèsThe Asahi Shimbun[3] De grandes quantités de poussières radioactives sont tombées sur Tokyo, mais une autre étude montre une faible accumulation de césium dans le sol. L’explication ?« Tokyo a de plus petites surfaces de sol que les autres préfectures, mais les routes et les surfaces en béton ont moins tendance à fixer le dépôt de césium, qui a probablement été lessivé par le vent et la pluie », affirme un membre du ministère.[4] 45 tonnes d’eau radioactive se sont pourtant de nouveau échappées du réacteur n°1 début décembre.

Source: Bastamag
Url de cet article:
http://www.internationalnews.fr/article-fukushima-l-equivalent-d-une-region-francaise-devenue-radioactive-92185103.html

Cartes diffusées par le ministère de l'éducation japonnais ce 29 septembre.

Radiation dans l'air
(microsievert par heure, à 1 mètre du sol)
-   -   -   -   -   -   -

Dépôts de Césium-134 et Césium-137
au sol (becquerels par mètre carré)

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