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Prochaine réunion mensuelle :
Lundi 7 avril 2014 à 20h30.

au 48 bd Magenta à Rennes
dans les locaux de la M.C.E.

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Exposition "Les Fleurs de Tchernobyl" :

Jusqu'à la fin du mois d'avril le hall d'exposition de la MCE* accueille la belle exposition "Les Fleurs de Tchernobyl" réalisée à partir du carnet de voyage de Gildas Chasseboeuf et Emmanuel Lepage, deux dessinateurs bretons qui ont résidé près de Tchernobyl en mai 2008.

Le carnet de voyage fut initialement publié par l'association militante Les Dessin'acteurs (Lidwine…), les droits recueillis étant destinés à financer l'association "Les enfants de Tchernobyl" qui accueille chaque année en Alsace des enfants ukrainiens et biélorusses contaminés.

En 2012 Emmanuel Lepage** a prolongé ce travail par la publication d'une BD, "Un printemps à Tchernobyl ", qui retrace son parcours initiatique en terre nucléaire.

Ces ouvrages et bien d'autres sont également exposés à la MCE, et certains sont en vente.

 

Plan Orsec-Iode :

Parallèlement à cette exposition, nous accueillerons les mardi 22 avril à Pacé (MJC - Espace Le Goffic, à 20h30), et jeudi 24 avril à Rennes (MCE, à 20h30) le professeur Yves Lenoir, président de l'association "Enfant de Tchernobyl-Belarus", spécialiste des questions de contamination et de radioprotection.

Sont tout particulièrement conviés les parents d'élèves qui ont été sollicités lors de la rentrée scolaire 2013 pour signer l'autorisation de distribution des pastilles d'iode à leurs enfants en cas d'accident nucléaire majeur, ainsi que les élus en charge de la distribution de ces pastilles.

 

 * 48 Bd Magenta, bâtiment remarquablement rénové à visiter et fréquenter assidûment (juste derrrière les Champs Libres, en allant vers la gare SNCF).

** E Lepage est l'auteur de l'affiche du festival malouin  "Quai des bulles" 2013.

 

 

Manifestation antinucléaire ce samedi 12 avril à Chinon (plus ou moins 220 km de Rennes selon le trajet) :
Villages des alternatives à partir de 11H ; manif à 14h 
Covoiturage proposé  : Rendez-vous parking Métro Poterie - 9H - retour environ 20H
Contact : 06.84.86.60.76 
N'hésitez pas à appeler si vous avez une demande ou une proposition.

 

Depuis quelques temps les parents d'élèves du département d'Ille & Vilaine sont invités par les chef(e)s d'établissements scolaires à signer une autorisation de distribution de pastilles d'iode par l'établissement scolaire à leurs enfants (Voir le formulaire fourni pas les établissements scolaires).

Cette initiative vient en fait de la préfecture d'Ille & Vilaine (voir note préfectorale adressée aux établissements scolaires). Et cette note préfectorale fait elle-même suite à une circulaire interministrérielle (voir la circulaire interrministrérielle) concernant le "Plan Orsec Iode".

L'étude (édition du tableau comparatif) de cette circulaire interministérielle montre que :

* Les îles de Saint Barthélémy et Saint Martin n'ont aucune dotation.
* La Polynésie Française a un quota quasi double de sa population, alors qu'il n'y a plus de site nucléaire en activité. Mais est-ce que des pastilles d'iode avaient été distribuées lors des tirs nucléaires militaires ?
* 58 départements ont une dotation de comprimés inférieure à leur population  !!!
Et si on tient compte des dosages ce nombre augmente encore.
* Cumulées, ses sous-dotations représentent plus de 2 millions de comprimés.

Ainsi par le biais des préfectures puis des établissements scolaires, le gouvernement met en place un système de distribution de pastilles d'iode. La note préfectorale précise aussi que les maires doivent mettre en place un/des centre(s) de distribution de pastilles d'iode pour le reste de la population.

Mais à quoi servent les pastilles d'iodes ?
La thyroïde est une glande qui secrète nombre d'hormones agissant sur la régulation des fonctions du corps humain. Or cette glande est une véritable "éponge à iode", la stockant peu et l'utilisant beaucoup. En cas d'accident nucléaire, différentes iodes radioactifs sont émis dans les airs et la thyroïde peut alors en stocker. Or l'iode radioactif peut déclencher un cancer de la thyroïde.

L'ingestion de pastilles d'iode permettrait,d'après les textes officiels, de saturer la thyroïde en iode, évitant ainsi que cette dernière absorbe l'iode radioactif issu d'un accident nucléaire. Cette absorption se fait à des doses différentes en fonction des individus et à un moment précis, la thyroïde ne stockant que peu d'iode : Une absorption trop précoce et la thyroïde a "consommé" l'iode absorbée et captera l'iode radioactif. Une absorption trop tardive ne sert à rien.

Le CEA (Commissariat à l'Énergie Atomique) précise sur son site internet que les pastilles d'iode ont une éfficacité de 95% si elles sont prises AVANT l'accident nucléaire !!!! (Y lire le paragraphe"Pourquoi distribue-t-on des comprimés d'iode aux personnes vivant près d'installations nucléaires ?")

Téléchargez la posologie indiquée dans les boites de pastilles d'iode
Pour d'autres données, voir plus bas le paragraphe "Regards sur les pastilles d'iode"

Les pastilles d'iode : un écran de fumée ou pansement sur une jambe de bois

PLUSIEURS IODES RADIOACTIFS : Il existe plusieurs iodes radioactifs dont les demi-vie sont très différentes (la "demi-vie"est une unité de mesure donnant la durée de toxicité d'un élément radioactif (*) ). En voici quelques exemples
* Iode132 : 2,3 heures
* Iode131 : 8 jours
* Iode129 :16 millions d'années
et pour avoir une estimation de la durée totale de toxicité d'un élément radioactif, on multiplie par 10 la demi-vie de cet élément radioactif.
Pour ce prémunir contre l'iode radioactif, faudrait-il être sous traitement toute sa vie?

DES MESURES CONCRADICTOIRES : Lorsqu'on lit les documents émis par l'administration donnant les consignes à respecter en cas d'accident nucléaire, la première d'entre elles est LE CONFINEMENT dans sa maison, son bureau, son usine. Doit-on donc rester confiner ou aller dans les centres de distribution ? Et qu'en sera-t-il des populations ne pouvant se déplacer comme les personnes alitées ou handicapées ou des personnes astreintes à rester au travail pour des raisons de sécurité civile ?

SEULE LA THYROÏDE serait protégée ! Même en ne considérant qu'un accident nucléaire n'émet que des iodes radioactifs (ce qui n'est pas vrai), l'absorption de pastilles d'iodes ne protégera pas les autres organes du corps des dangers des iodes radioactifs.

LES AUTRES ÉLÉMENTS RADIOACTIFS : Lors d'un accident nucléaire comme Tchernobyl ou Fukushima c'est une kyrielle d'éléments radioactifs qui est émise dans les airs. Les plus connus sont le Césium, le Strontium, le Plutonium. (Liste des éléments radioactifs). Les pastilles  d'iode n'ont aucun effet protecteur contre ces éléments radioactifs qui viendront contaminer le corps humain et entraineront différentes pathologies en fonction de l'age des personnes, de leur sensibilité et de leur état (femmes enceinte). Ces pathologies sont très diverses allant des allergies aux cancers en passant par les problèmes cardiovasculaires et pouvant atteindre le génome et donc les générations à venir.

 

QUELS SONT LES OBJECTIFS DES POUVOIRS PUBLICS ?
Il est difficile de connaître les objectifs réels. Toutefois on peut en énumérer certains
* Faire croire au public que des mesures sanitaires sont prises pour la conservation de sa santé
* Banaliser le risque nucléaire en faisant croire qu'une absorption de pastilles d'iode résout tous les problèmes
* Faire accepter ainsi le nucléaire et ses risques à la population.

 

Homme contaminéLA RÉALITÉ est en fait tout autre. Et c'est l'histoire des zones déjà contaminées (Tchernobyl, Fukushima mais aussi Sémipalatinsk, Moruroa, les Îles Marshall) qui nous l'enseigne.
* Lors d'une explosion nucléaire, il y a une contamination immédiate et forte. Les éléments radioactifs émis dans les airs lors de la catastrophe nucléaire sont inhalés et pénétrent dans le corps par les voies respiratoires.
* Avec le temps et les pluies, les éléments radioactifs se déposent sur les sols. Des sols, ils migrent dans les plantes dont les légumes consommés directement par l'Homme, mais aussi dans les fourrages consommés par les animaux. Les éléments radioactifs se retrouvent alors dans le lait -donc le fromage- mais aussi la viande. Ainsi l'homme par ingestion d'aliments radioactifs se contamine. Cette contamination par ingestion se constate sur les enfants vivant proche de la centrale de Tchernobyl et NÉS APRÈS LA CATASTROPHE DE 1986. (Télécharger l'affiche "L'Homme contaminé")


LES ACTIONS DE SDN-RENNES
SDN-Pays de Rennes a écrit au Préfet d'Ille & Vilaine pour dénoncer l'absurdité d'une telle mesure (voir courrier au Préfet) mais aussi aux 3 Sous-Préfets du département. Les 354 Maires des communes du département étant impliqués dans ce processus, SDN-Rennes tout en leur démontrant l'inutilité des mesures, leur demande les moyens concrets qu'ils ont mis en place pour assurer cette distribution (voir lettre aux maires).
SDN-Rennes a aussi interpelé les associations de parents d'élèves (159) sur le département pour leur montrer que le risque nucléaire est totalement ingérable, que les conséquences sont colossales et non maîtrisables (le Japon annonce qu'il faudra 40 ans pour reprendre la main sur le site de Fukushima) et que les désastres sur la santé des populations dépassent l'entendement mais aussi pour les territoires -qui peuvent être déclarés "zone interdite"- (voir lettre aux associations)

Le 17 octobre, SDN-Rennes envoyait un courrier à l'ensemble des Conseillers/ères Généraux afin de les informer sur la piètre protection des pastilles d'iodes, mais aussi pour leur proposer de les rencontrer afin de leur apporter toutes les informations nécéssaires et indispensables à l'éxécution de leur mandat (lire ce courrier).
Ce même jour, un courrier a été adressé aux Député(e)s Nationaux élus dans le département toujours dans le but de les alerter et les rencontrer mais aussi pour leur demander de poser 2 questions à Madame la Ministre de la Santé lors des questions au gouvernement à l'Assemblée Nationale (lire ce courrier) à savoir

* Vu que les pastilles d'iode absorbées en cas d'émissions de radionucléides suite à un accident ou catastrophe nucléaire ne peuvent protéger que la thyroïde et uniquement de l'Iode131, quelles sont les autres dispositions sanitaires mises en place pour la préservation des organes du corps humain contre les effets, tant à court, que moyen et long terme, de l'ensemble des radionucléides émis?

* Estimez-vous, Madame la Ministre, qu'il est légitime de mettre en péril la santé de nos concitoyens - et très sûrement celle de nos voisins et des générations à venir - et de les exposer à des pathologies pouvant aller jusqu'à des cancers et des mutations du génome? Estimez-vous, Madame la Ministre, qu’il est légitime de sacrifier des territoires immenses - et donc leur agriculture, base de la santé des populations - pour maintenir une politique énergétique électronucléaire?

D
ans la réponse qu'il nous envoie, Monsieur le député ANDRÉ annonce qu'il adresse une question écrite à Madame la Ministre de la Santé s'appuyant sur la première de ces deux questions que nous proposions (voir la réponse de Monsieur François ANDRÉ)

Nous avons aussi écrit à quelques Député(e)s Européen(ne)s à savoir Mesdames BELLIER et RIVASI, Messieurs BOVÉ, COCHET et JADOT au titre qu'elles/ils travaillent au sein des commissions soit "santé", soit "environnement" ou "énergie". Ce même courrier est parti en direction de Madame KIL-NIILSEN qui est la Députée Européenne de notre région (lire ce courrier).

 

Le nucléaire nous impose déjà de vivre avec des contaminations de notre environnement et donc une dégradation de notre santé, même en cas de fonctionnement normal. Mais là, il est fait mention d'accident nucléaire. Pour nous-mêmes, nos enfants et les générations à venir avons-nous droit de sacrifier notre environnement et notre santé ?


Nous avons des obligations envers nous-mêmes et les générations à venir
pour les protéger, ce qui est incompatible avec le nucléaire.

 

Les réponses à nos courriers

* La Préfecture d'Ille & Vilaine (Lire ce courrier)
* Les Villes (cliquez sur le nom de la ville pour lire sa réponse) de

BRUZ,      RENNES,       SAINT JACQUES DE LA LANDE ,       SAINT MALO

* Les députés : Madame Nicole KIIL NIELSEN,      Monsieur François ANDRÉ

 

Les annonces communales

* Ville de FEINS Plan Orsec Iode de Feins (35)

es annonces communales

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REGARDS SUR LES PASTILLES D'IODES
* Par le site internet de Sud-Ouest, on apprend que l'achat des comprimés coûtera 5 millions d'euros. Et que "par souci d'économie, il n'est pas exclu que la durée de vie des nouvelles pastilles, initialement fixée à quatre ans, soit revue à la hausse. Tout dépend, indique le directeur de l'Établissement de préparation et de réponse aux urgences sanitaires, « des tests de stabilité en temps réel effectués par le fabricant et dont les résultats sont validés par l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé »"
Sachant que le Plan Orsec Iode existe depuis 2001, personne n'a testé la stabilité de ces comprimés !!!!
Lire l'article de Sud-Ouest


* Sur les lieux où les Pastilles d'iode étaient déjà présentes, les dates de péremption sont dépassées Lire l'article de la Dépèche

* Le Sénateur du Calvados demande au Ministre de l'intérieur de préciser le rôle des Maires dans la distribution des comprimés d'iode afin que celle-ci se fasse le plus rapidement possible. Le Ministre précise que "le rôle du maire peut varier suivant les dispositions retenues par le préfet mais, de manière générale, il contribue au dispositif en identifiant les points de livraison des comprimés, les points de distribution sur sa commune et les personnes qui procèderont à la distribution dans le cadre normal de la préparation à la crise". On est bien avancé !!! Lire l'intégralité de la question écrite du Sénateur et la réponse du Ministre

* Vous voulez connaitre le détail de la logistique de distribution des pastilles d'iode, lisez la Note Technique de l'EPRUS(1) .
On y  apprend que "sur demande formalisée du Préfet territorialement compétent et sous réserve de possibilité humaine et matérielle, les établissements de répartition pharmaceutiques s'engagent à faire leurs meilleurs efforts pour assurer la livraison des comprimes d'iodure de potassium dans les sites de distribution identifiés dans les Plans Iode départementaux dans les délais maximum fixés par les dits plans à compter de la réception de la commande"

Et sachez que "les établissements de répartition pharmaceutiques disposent d'une procédure de fonctionnement en mode dégradé" !!!!! mais qu'heureusement ils disposent aussi "d'un plan de continuité des activités qui visent à garantir le maintien d'une activité pendant le période de crise" .... Ouf !

(1) EPRUS : Établissement de Préparation et de Réponse aux Urgences Sanitaires : http://www.eprus.fr/

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LE PLAN ORSEC IODE DANS D'AUTRES DÉPARTEMENTS

Les Préfets ayant la liberté d'organiser le Plan Orsec Iode sur leur département, la situation n'est pas tout à fait identique dans tous les départements

Les BOUCHES du RHÔNE : Lire l'intégralité du Plan Orsec Iode des Bouches du Rhône

Le CALVADOS : La note reçue par les chefs d'établissements scolaires mentionne ''Les chefs d’établissement et directeurs d’école mettent à jours les listes d’élèves, personnels de moins de 40 ans et des femmes enceintes afin de pouvoir retirer les stocks de comprimés nécessaires'' ... Les personnes de plus de 40 ans ne recevraient pas de pastilles d'iode ???? Pour en savoir plus http://www.s323409623.onlinehome.fr/crilan/.

La CHARENTE : La distribution de pastilles d'iode aux élèves se fera sans l'autorisation de leurs parents au titre de l'avis du 7 octobre du conseil supérieur d'hygiène publique de France, section de la radioprotection, sur la prévention des conséquences d'une contamination du public par les isotopes radioactifs de l'iode au moyen d'iode stable, qui considère ''comme non réaliste de faire dépendre la prise d'un comprimé (d'iode) d'une consultation médicale en temps réel"
Lire l'intégralité du Plan Orsec Iode de la Charente

La HAUTE CORSE: Lire l'arrêté préfectoral du 16 avril 2013.

L'EURE
met en place son Plan Orsec Iode. En savoir plus

Le GARD : Le Plan Orsec Iode nouvelle formule date de janvier 2007. Le Préfet du Gard nous apprend que "l'idéal est que la prise d'iode intervienne avant l’exposition au «nuage», de préférence 6heures avant ou, au plus tard, 3heures après''
6heures avant l'accident nucléaire .... On compte sur EDF pour nous prévenir !!!!
Lire l'intégralité du Plan Orsec Iode du Gard

La HAUTE GARONNE : Les dispositions du Plan Orsec Iode départemental a été approuvé en août 2013. Le site de la préfécture en donne le contexte général. En savoir plus

Le LOIRET : Lire l'article de la République du Centre

Le NORD : La préfecture propose un document plus plaquète commerciale que document administratif Lire le document de la Préfecture du Nord

La SOMME : Lire l'article publié par la Préfecture de la Somme
L'article ne donne aucune précision sur la bonne réalisation de cette simulation, simulation qui n'a pas pu tenir compte de la panique de la population lors du VRAI accident. On y lit aussi que les pastilles d'iode sont éfficaces lorsqu'elles sont "prises AVANT le rejet d'iode radioactif et au plus tard 24h après exposition". Pour pouvoir prendre les pastilles avant l'accident nucléaire, il faudrait qu'EDF programme un accident nucléaire !!!! Nous rapellons que 6h après exposition, l'efficacité des pastilles d'iode n'est plus que de 50% et décroit d'heure en heure!!!!

Le TARN et GARONNE : Lire l'intégralité du Plan Orsec Iode du Tarn et Garonne
Les comprimés d'iode stockés en un seul lieu sur le département seront distribués aux chefs lieux de Canton. Delà, ce seront les mairies qui devront les rapatrier sur leur commune. On connait même le type de message qui sera délivré si
l’alerte s’effectue par téléphone  : « Un incident de nature radiologique est survenu. Pour votre protection, le préfet vous demande de percevoir de l’iode stable. Une distribution de comprimés est organisée à ....(précisez l’endroit)''. Pour les communes recourant à une alerte par sirène, elles doivent préalablement expliquer aux populations la signification du signal. En espérant que l'alerte ne survienne pas un mercredi à 12h !!!!

Le VAR : Lire l'intégralité du Plan Orsec Iode du Var

La VIENNE : Lire l'article de la Nouvelle République
Lire l'intégralité du Plan Orsec Iode de la Vienne

D'après certaines sources ou recoupements d'information, le Plan Orsec Iode serait en place dans les département suivants : ALLIER (voir le Plan Communal de Sauvegarde de Creuzier le Neuf mentionne le Plan Orsec Iode) DOUBS, MEURTHE et MOSELLE, ALPES de HAUTE PROVENCE, et SAVOIE. Pour ce dernier département, nous avons trouvé le Plan Communal de Sauvegarde de Pringy (lire le Plan Communal) ============================================

(*) LA DEMI-VIE d'un élément radioactif est le temps qui lui est nécessaire pour  perdre la moitié de la radioactivité qu'il avait en début de période(Cas de l'Iode131 : 8jours).
* Si au jour "J", l'Iode131 a une radioactivité de "100", au jour "J+8" il lui ne reste que la moitié de sa radioctivité soit "50"
* Mais au jour "Jour+16", il ne lui restera que 50% de la radioactivité qu'il avait au jour "J+8", soit 50% de 50% soit donc 25% et dans notre exemple "25".
* Au jour "Jour+24", il ne lui restera que 50% de la radioactivité qu'il avait au jour "J+16", soit 50% de 25% soit donc 12,5% et dans notre exemple "12,5".
* Au jour "Jour+32", il ne lui restera que 50% de la radioactivité qu'il avait au jour "J+24", soit 50% de 12,5% soit donc 6,25% et dans notre exemple "6,25".
Et ensuite de suite

Exercice pratique avec le cas de l'Iode131 dont la demi-vie est de 8 jours. Un lundi ouvrez un paquet de 1kg de farine et jettez la moitié du paquet. Chaque lundi suivant vous jettez la moitié de la farine restante dans le paquet. Au bout de combien de semaines votre paquet sera vide ?
Vous pouvez recommencer l'expérience en pensant au Potassium40 dont la demi-vie est de 1,265 milliard d'années

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Ille & Bio 2013

SALON "ILLE & BIO" 2013

Ille et Bio 2013Comme les années précédentes le Salon Ille & Bio (http://www.illeetbio.org/2013/), à Guichen (35) accueillait des exposants -professionnels et associatifs- et proposait de nombreuses conférences et tables rondes. Mais cette année, il a innové en ouvrant le 1er Forum ouvert des Transitions.

Les Forums ouverts permettent à des citoyens d'appréhender, discuter de questions même complexes. Avec un premier temps durant lequel les idées, remarques, craintes, envies sont déballées, exposées, il permet aux participants de se regrouper en atelier sur des thèmes qui les intéressent. Au sein de ces ateliers, les débats sont plus approfondis, et permettent d'arriver à des actions concrètes telles que des élaborations de projets, des renforcements d'initiatives avec l'implication des participants.

Ille et Bio 2013Ille et Bio 2013Ille et Bio 2013Ille et Bio 2013

Ille et Bio 2013SDN-Rennes était présent au Salon comme les années précédentes et à mis l'accent sur plusieurs thèmatiques. Tout d'abord celle du projet d'enfouissement des déchets nucléaires à Bure. L'atteinte à la santé à été aussi mise en avant d'autant que le Plan Orsec Iode se met actuellement en place sur département d'Ille & Vilaine.

Ille et Bio 2013

Ille et Bio 2013Ille et Bio 2013

Le salon a aussi permet de faire une conférence commune Japon/Inde grâce à l'intervention de Hiroko et Pradeep Indulkar.

Même si la pluie s'est invitée par moment, il y a eu une grande affluence dans une bonne ambiance et les discussions menées avec les uns et les autres ont été intenses. Le salon a aussi permis de renouer les liens avec les organismes agricoles avec lesquels nous avons un point commun : la Préservation de la terre agricole de toute contamination nucléaire.

Merci aux organisateurs du Salon d'avoir permis cette année encore de mettre un accent particulier sur le nucléaire et ses conséquences désastreuses et néfastes.

Conférence "Fukushima, 2 ans après"

Janick MAGNE à Rennes - 09 septembre 2013

Janick Magne à Rennes le 9 septembre 2013

Janick MagneJanick MAGNE, professeure d'université à Tokyo, française expatriée au Japon depuis 35 ans est venue nous donner des informations sur la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi.


Si 3.000 salariés travaillent sur le site, ils sont en sous-effectif pour venir à bout de ce colossal chantier. D'une part les ouvriers exposés aux radiations ne peuvent travailler que quelques heures, mais en plus il faut constamment surveiller ce qui a été fait antérieurement et parfois dans l'urgence. C'est ainsi que ces derniers jours, des ouvriers se sont aperçus que des citernes d'eau radioactive fuyaient.

Nombre de travaux en cours sont des cache-misères et les techniciens ne maîtrisent pas les centaines de tonnes d'eau dans les sous-sols de la centrale, des circuits de refroidissement dignes de ce nom n'ont pas été rétablis, les coriums (coeur fondu des réacteurs) sont toujours quelque part dans les sous-sols sans qu'on sache exactement où, et les techniques prévues pour aller vider la piscine du réacteur N°4 sont totalement expérimentales.Janick Magne à Renne en sept 2013

Cette piscine contient des déchets nucléaires issus de MOX. Mais lors de la catastrophe le pont roulant de plusieurs dizaines de tonnes s'est effondré dans la piscine. Outre qu'il faudra le retirer -mais il est maintenant radioactif et doit être considéré comme un déchet-, il a endommagé des contenaires de déchets. Ils ne pourront donc pas être retirés sans être préalablement reconditionnés. Ce qui ne s'est jamais fait.

Janick Magne à Renne en sept 2013Janick Magne a nous aussi parlé de la situation énergétique du Japon. Elle nous rapellait qu'à la mi-septembre tous les réacteurs nucléaires japonais seront à l'arrêt. Cela s'est déjà produit immédiatement après le tremblement de terre et le tsunami. Et depuis, seuls 2 réacteurs avaient remis en fonctionnement.

Mais cette situation a de nombreuses répercutions sur la vie des Japonais et plus particulièrement ceux des zones sinitrés.
* Comme les "exilés" de Tchernobyl, ceux de Fukushima sont pris pour des "pestiférés" par leur concitoyens.
* Les familles des zones sinistrés sont tiraillées entre un démanégement -souhaité par de nombreuses femmes pour protèger leurs enfants- et rester sur place -les chefs de famille y ont un travail-. Le terme de "divorce nucléaire" est de plus employé par les Japonais pour désigner le divorce de ces familles.
* La zone de Fukushima était en pointe pour l'agriculture biologique.
* De nombreuses entreprises de décontamination se sont créées, sans grande technicité ni formation des personnels. Il s'agit d'un lavage des toits et murs des maisons, ce qui entraine la radioactivité dans les jardins, les rues et les canalisations. Les prix peuvent monter jusqu'à 5.000€. Mais aucun plan structuré n'est mis en place et ainsi une maison peut être décontaminée mais pas ses voisines qui deviennent source de re-contamination.
* Le Japon tente de décontaminer les lieux publics. Il s'agit d'enlever 5 à 15 cm de terre qui est ensuite stockée dans des sacs en plastique accumulés sur le site de la centrale de Fukushima mais aussi maintenant dans le stade de Fukushima et même en pleine nature. Sachant que la centrale nucléaire "crache" toujours, ces travaux seront à refaire, les stocks augmenteront et aucune technique n'existe pour élliminer la radioactivité.Janick Magne à Renne en sept 2013

SDN-Rennes remercie Janick Magne pour son action de témoignage tant sur l'état et le devenir de la centrale nucléaire que sur les nombreuses consèquences sociales, sanitaires, agricoles de cette catastrophe.
SDN-Rennes rappelle que le discours de l'IRSN et de l'ASN appelée aussi "gendarme du nucléaire français" a changé depuis la catastrophe de Fukushima. Maintenant ces 2 agences déclarent qu'un accident nucléaire en France est possible.

Le blog de Janick Magne (http://janickmagne.blog.lemonde.fr/author/janickmagne/) mais aussi http://fukushima.over-blog.fr/